blog.phyto-compagnon.com | RSS
Peut-on sortir un chiot avant ses derniers vaccins ?
29/06/2011

Témoignage
28/06/2011

Le mal des transports
14/06/2011

Depuis quelques années, les médias relatent des cas de morsures graves occasionnées par des chiens. Le plus souvent les victimes sont des enfants. Devant tant de violence et d’émotion, il est difficile de réagir avec objectivité.

Le but de cet article n’est pas de dénoncer les médias qui surfent sur le sensationnel, de culpabiliser les propriétaires de chien ou de stigmatiser telle race de chien.
Il s’agit de prendre du recul, d’amener chacun à s’interroger, de prendre en compte tous les aspects du problème.
Certains accidents dramatiques font la une, mais au quotidien de nombreux enfants sont mordus par « le gentil chien » de la famille.
Comment ces accidents se produisent-ils ? Quelles circonstances ont amené ces chiens à mordre ?

Aurait-on oublié que les chiens, quelle que soit leur race et leur taille, possèdent une mâchoire et des crocs et qu’ils peuvent être amené à s’en servir ?
Chaque morsure est la conséquence d’une situation conflictuelle pour l’animal.
Qu’il soit caniche ou rottweiler, n’importe quel chien confronté à trop de pression peut devenir agressif.
Et bien sûr s’il pèse 30 kg et possède une forte mâchoire (un Labrador par exemple), les blessures seront plus graves…

 

Alors au lieu de légiférer sur certaines races, il vaudrait mieux aider les familles à prévenir ces situations à risque. Quelquefois, c’est bien involontairement que nous amenons le chien à n’avoir d’autre alternative que celle de mordre.
Quelles sont ces situations ? Il est bien sûr impossible d’en faire une liste exhaustive, mais on peut distinguer plusieurs catégories :
•    Les chiens subissant toute leur vie des maltraitances, en particulier avec des méthodes de dressage violentes. Ces animaux subissent un tel mal être qu’il est impossible de prévoir quelle sera leur limite de tolérance à la souffrance et comment ils réagiront alors.
•    Notre société de plus en plus « sécuritaire » produit des animaux qui sont de véritables armes de défense ou d’attaque. Comment être sûr que l’animal puisse savoir à qui il doit s’en prendre : au voleur ou au fils du voisin ? Ces chiens ne sont pas « méchants », ils ont été préparés par l’homme à une fonction bien définie, mais si en plus le conditionnement est mal réalisé ?
•    Le chien est trop souvent acheté en cadeau pour un enfant, mais ce n’est pas une peluche ! le chien continuellement harcelé par un enfant (tirage de poils, d’oreilles, réveil en sursaut…), s’il est physiquement bloqué et ne peut se soustraire à cette situation peut mordre pour faire cesser cela.  Les premières fois il aboiera, puis poussera l’enfant et si cela continue il n’aura d’autre solution que celle de mordre.
•    Parce que nous croyons bien faire, nous attribuons parfois au chien une place qui n’est pas la sienne au sein de notre famille. Le chien ne peut pas s’identifier à un être humain et il sera forcément en proie à un malaise. Certains chiens peuvent alors tenter de clarifier cette situation comme il le ferait avec d’autres chiens. C'est-à-dire que s’il le faut ils utiliseront leurs crocs !

Ces situations ne sont que le résultat de ce que l’homme fait vivre à l’animal.
Quand en plus de subir tout ce stress, les chiens ont été mal socialisés (leur rapport amical avec l’homme n’a pas été mis en place lorsqu’ils étaient chiots), nous créons effectivement des chiens potentiellement dangereux.
Il est toujours possible de supprimer certaines races de chiens. Pour quoi faire ?
Si rien ne change, demain des accidents se produiront avec d’autres races de chien…

Il est très important de pouvoir faire des actions préventives. Euthanasier un chien après l’accident, c’est trop tard. Le drame a eu lieu.
Les comportementalistes spécialistes de la relation homme-chien peuvent apporter leur aide aux familles en proposant une approche plus respectueuse de l’animal et en faisant partager leur connaissance des codes sociaux et du comportement du chien. Ils luttent contre les sévices proposés par certaines méthodes d’éducation musclées et l’instrumentalisation du chien comme arme de défense.
Leur but est de rendre agréable la cohabitation entre les humains et les chiens pour que chacun puisse s’épanouir au sein de cette relation.

C’est en apprenant dès le plus jeune âge comment agir avec le chien de la maison, comment se comporter avec un chien inconnu et comment offrir un environnement serein à son compagnon à quatre pattes  que bien des morsures seront évitées.

 
                                                                                                          Françoise Lermite.
                                                       www.comportementaliste-chien-chat-24.fr



Voir l'article >>


La cohabitation avec un être vivant qui n’est pas de notre espèce, ne devrait jamais s’envisager sans une réflexion préalable à propos de tout ce qu’elle implique, pour chacun des individus concernés et même leur entourage. Pourtant, nombre d’entre nous se proposent un jour de cohabiter avec un animal familier (en grande promiscuité parfois) sans se poser vraiment toutes les questions essentielles.


Pour s’aventurer par exemple dans une cohabitation avec un chien ou un chat, suffira-t-il d‘en avoir côtoyé de plus ou moins près au préalable, pour penser bien les connaître ? La vie avec ce compagnon à 4 pattes ne restera-t-elle pas alors basée sur l’empirisme, nourri de croyances et idées reçues ? Si l’empirisme est bien une source de connaissance, il ne serait pas raisonnable d’en rester à cette première étape pour d’harmonieuses cohabitations avec un animal. Une approche scientifique des divers aspects de la biologie du chat et du chien (spécialement leurs particularités éthologiques* et écologiques) devrait être la 2ème étape à aborder, pour ajuster de meilleures conditions de relations avec l’une ou l’autre espèce animale, et préserver ainsi le bon équilibre de chacun des cohabitants   

Vivre en harmonie avec un chien


Une large diffusion de connaissances à propos du  chien (livres et articles, sites et forums sur l’Internet) continuent de laisser peu de place à un autre regard que celui d’une culture cynophile de type dominant-dominé, sur nos relations avec cet animal. Pourtant, nombreux sont les propriétaires de chien à vouloir entretenir des relations d’égalité et fraternité avec ce compagnon à 4 pattes. Alors, autant la culture du dominant-dominé est caricaturale (et sûrement pouvait-on s’en contenter jusqu’au 19ème siècle), autant celle de l’égalité-fraternité est utopique, concernant les relations possibles entre l’Homme et le chien. Aucune des ces 2 approches ne tient compte de ce que qu’est la réalité de situations d’étroites cohabitations des 2 espèces, humaine et canine, en présence.  

La culture cynophile du dominant-dominé


L’une affirme à qui veut l’entendre, que le chien doit se situer au bas d’une échelle hiérarchique familiale, avec pour consigne de se comporter en « dominant » vis-à-vis de lui. Pour cela, Il faudrait par exemple, passer les portes avant lui, manger avant lui, reléguer son panier hors tout lieu dit stratégique, et lui interdire toute occupation de lit-fauteuil-canapé. Si le chien venait à désobéir (ex : aboyer, détruire ou souiller de ses déjections, ou pire : agresser !) on doit le punir avec des prises par la peau du cou, placages, secousses vigoureuses, et autres mise en cage ou usage de colliers électriques. Derrière ces démonstrations, l’idée serait d’appliquer à nos relations avec cet animal, ce qu’il nous a semblé voir s’exercer au sein des meutes de loups et autres chiens sauvages. L’application des consignes simplistes (citées plus haut) devant donc conduire le chien à se repérer comme le « dominé » au sein d’un groupe appelé « famille-meute » ! Mais voilà, nous ne sommes pas des chiens et demandons-nous plutôt ce que soulèvent en eux tous ces comportements destinés à nous faire évaluer comme leurs « dominants »… Nos observations de meutes de canidés sauvages (en partie interprétées sous un angle bien anthropomorphique) peuvent-elles nous conduire raisonnablement à déduire que ce qui s’exerce (ou ce que nous croyons voir s’exercer) en leurs seins, peut s’appliquer à des situations n’ayant strictement rien de commun… ex : celles d’étroites cohabitations de 2 espèces différentes.  

La culture égalité-fraternité


L’autre culture (à total contre courant de la précédente) voit s’évertuer des humains qui veulent cohabiter en égalité-fraternité avec leur chien (égal, mais captif !) attendant de lui qu’il produise ce que seul un être humain pourrait produire à sa place, comme par exemple : comprendre tout ce qu’on lui dit ! (Faut-il préciser ici, que le chien n’a pas accès à la sémantique).      

Alors que faire ?


On observe que le premier besoin du chien est sans doute bien celui de vivre au sein d’une organisation structurant les rapports entre lui et chacun des individus d’un groupe constitué. On observe également que caricaturer (comme le fait la culture cynophile) ou nier (comme le font les tenants de l’égalité-fraternité) l’existence de ce besoin propre à son espèce, ne  conduit pas le chien à des échanges épanouissants dans ses relations avec l’humain. On peut par contre remarquer que la mise en place d’une circulation précise des échanges (qui seront uniquement à l’initiative des humains) revient à respecter le chien dans son besoin de règles régissant les rapports de vie en groupe. Il devient alors facile d’avoir la coopération d’un chien qui sait ce qu’il peut faire puisqu’il attendra les propositions qu’on lui fera  (et ce qu’il ne peut pas faire, puisqu’on ne lui a pas encore demandé !) Il n’est pas « obéissant » il se rend juste disponible, et lui proposer alors de dormir dans notre chambre n’en fera pas un délinquant, comme de manger avant nous non plus. Sans une aide éclairée, une si fine gestion des rapports avec le chien n’est cependant pas évidente à appliquer dans le quotidien d’une cohabitation, surtout si l’on veut basculer d’un ancien mode relationnel à l’autre. Le comportementaliste est là pour aider à ces bascules si le besoin s’en fait sentir dans une famille, et son travail relève toujours d’une individualisation des conseils, principalement en consultation à domicile. Toute cohabitation est unique par la personnalité et la sensibilité des divers individus la constituant (humains et chiens) et les conseils d’organisation pratique valables pour les uns, ne le seront pas forcément pour d’autres. Cela reviendrait encore à caricaturer cette infinie complexité (et richesse) des liens que peuvent tisser et entretenir des êtres vivant respectueux de l’autre. Avec un chien, la véritable harmonie d’une cohabitation supposera donc d’abord d’abandonner croyances, idées reçues, valeurs dépassées (le tout sans fondement scientifique) et puis d’instaurer une règle interactionnelle précise régissant le quotidien. Pour cela, il y aura nécessité  de s’ajuster à la sensibilité propre de l’animal (déjà façonnée lors de son développement précoce à l’élevage ou dans sa famille de naissance) pour lui faciliter l’adaptation à une vie sociale parmi des humains. *Ethologie : science de l’étude du comportement animal dans son environnement naturel  

Danièle Mirat  - Comportementaliste
Site Internet : http://www.communicanis.com  


Vivre en harmonie avec un chat

La présence, dans l'habitat, des différents éléments que sont le végétal, le minéral, et l'animal semble de fait apporter l'harmonie. Cependant, vivre avec un ou plusieurs chats peut être source de difficultés, et donc de dysharmonie. De la même façon que l'on peut avoir "la main verte" avec le végétal, il est possible de vivre avec un animal en favorisant son bien-être, permettant en conséquence d'accroître l'harmonie de la maisonnée.   La grande règle de base pour que le chat soit heureux, est de lui proposer un contexte de vie en correspondance avec ce qu'il est. On s'attachera donc à connaître de lui : sa socialité (à d'autres chats, d'autres animaux, aux enfants), sa territorialité (besoin d'élargir son territoire ou au contraire très casanier), ses besoins d'affection (tendance à l'hyper attachement, ou très indépendant), ses besoins en stimulations (chat très actif ou très calme).   L'habitation que nous proposons au chat doit donc être en accord avec ses besoins : Nos temps d'absences (nombre d'heures de solitudes pour le chat), l'espace disponible (surface de la maison), l'accès ou pas à l'extérieur (Balcon ? Courette ? Jardin ? Zone pavillonnaire ?), la présence d'autres chats ou animaux etc. La prime enfance du chat détermine en grande partie le caractère du chat et ses besoins. C'est aussi parfois simplement une question de personnalité. Quoi qu'il en soit, l'adéquation entre CE chat et CETTE habitation est la clé d'une harmonie et du bien-être de chacun des cohabitants. En effet, il n'est pas rare qu'un chat vive très mal (au point d'en devenir agressif ou malpropre) d'être dans une maison qui ne lui correspond pas. Sachant que les problèmes de malpropreté sont de loin les plus fréquents (près de 40 % des chats stérilisés continuent de faire leurs besoins en dehors de la litière), il est intéressant de connaître les règles de base autour de la litière. Contrairement à l'idée couramment répandue, dire que le chat est animal propre et qu'il n'apprécie pas une litière sale n'a aucune pertinence. Sa litière est son lieu de marquage urinaire et fécal. Il a donc intérêt à ce que cette litière comporte suffisamment ses propres odeurs. Sitôt qu'on lui nettoie sa caisse, son premier réflexe est donc d'y remettre ses odeurs. Toute invasion olfactive dans cette litière sera à bannir, y compris ce que l'on classe communément comme des attractifs (eau de javel, cataire, herbe à chat). Si l'on veut rendre une litière plus attrayante, elle ne doit pas avoir de couvercle, ni se trouver dans un lieu trop caché, ni être trop nettoyée. Un peu de terreau ajouté au substrat habituel peut être attractif.   Pour son bien-être, le chat doit également disposer de lieux pour se faire les griffes, de lieux de couchages confortables, le tout si possible dans des matières naturelles (coton bio, laine, bois, carton). Pour sa santé, l'homéopathie, la phytothérapie, les fleurs de Bach sont autant d'outils naturels très souvent utilisés pour soigner minou. Faire évaluer le bien-être du chat, ou résoudre des difficultés comportementales font partie des fonctions du comportementaliste, qui sera à même de rétablir l'harmonie dans la cohabitation Humain/Chat.

Florence Cailliot-d'Ivernois – Ethologue et Comportementaliste Site Internet : http://www.comportementaliste-chat.com 

Voir l'article >>


Nos Produits Phares :